I Just Don't Know What To Do With Myself
Posted by Unknown in ai on mardi 20 octobre 2009
Quelques bons runs tout de même, dans la masse. Mais pour rien.
En étant honnête, ça aurait pu mieux finir. J'ai eu quelques prises de décision extrêmement discutables qui se sont révélées incorrectes et n'ont pas ensuite tournées à mon avantage.
Mon problème du moment est d'adapter les ranges des adversaires à mon "image". S'adapte-t-il à mon activité? Et quid des cas de brusque changement de régime? Sans compter que, parfois, il faut faire avec un joueur qui n'a pas le même "historique". Ou pas la même vision de la partie que vous...
A ce petit jeu, j'ai commis quelques erreurs ces derniers jours. C'est une problématique quasiment étrangère à un joueur serré et j'en ai franchement perdu l'habitude. D'autant plus que le facteur "week-end" ajoute encore de la complexité à la chose.
Un peu de travail à faire de ce côté, donc. Mon plus gros défaut étant probablement de trop mettre d'intelligence chez mes adversaires. De penser (pour eux) qu'ils s'adaptent (à moi). Alors qu'en réalité... quelques perles du week-end :
je raise QJs UTG. Toute la table paie, cinq au flop J45. Et la BB open shove son stack de 80bb. Pour se faire payer dans la milliseconde par un joueur en milieu de parole avec 89. La main de la BB ? 44. Son raisonnement : "thought you would pay, remember you, you paid a raise and reraise with 46". Aucun souvenir de ce 46 hautement improbable... à moins qu'entre shortstacks? Quoi qu'il en soit, ça nécessite une dynamique très particulière qui lui aura échappé. Seul compte pour lui que j'aie payé raise et reraise avec 46. Je suis donc susceptible de payer light un shove pour 8 fois le pot sur un flop dry en multiway. (je ne dirai rien sur le call, obv)
Tombé à 24bb sur un rebuy, je passe en mode reshove. Un gars que je resteal s'énerve et m'accuse de ne faire que ça depuis 3h (faire tapis). Etonnamment, je le joue bien depuis 3 heures... mais en mode smallball (2.3bb préflop et généralement moins que 1/2 pot au flop). Jamais une seule fois à tapis du tournoi. Il n'en démordra pas...
Je relance mon bouton avec AQ, la BB me 3bet, je décide de 4bet pour son tapis. Il call après 1h de réflexion et se plaint que "évidemment, alors que je relance 100% des boutons, la première fois qu'il 3bet, j'ai un monstre (il a A6)". Seul problème... c'est sa première BB à la table...
Et la brochette des absurdités, rien que sur un seul week-end, pourrait s'allonger à l'infini. Mais ça suffit à illustrer déjà la difficulté à cerner parfois sa propre image. Un s'appuie sur une main qui ne signifie rien sortie de son contexte, qu'il n'a donc pas comprise. Le second me prend visiblement pour quelqu'un d'autre. Et le troisième n'a même pas réalisé qu'il a changé de table.
Le but n'est pas de minimiser l'importance de mes propres erreurs. Ni ndes efforts à fournir pour corriger ça. Mais, au contraire, d'apprécier un peu mieux la difficulté que peut représenter ce genre d'exercice.
Quand on joue TAG, ce genre de chose est du pain béni. De toute façon, on a en général la meilleure main. Si le gars en face vous confond en plus avec un autre idiot, ça ne peut être que mieux.
En jouant plus LAG, ça pose des problèmes bien plus ennuyeux. On fait si souvent face à des joueurs qui ne comprennent pas que vous offrir du 2:1 revient à vous inviter à aller au showdown que ça tourne au mal de tête quand il faut déterminer qui le fait parce qu'il a une main, qui parce qu'il en a marre (de vous, de ne rien recevoir ou de dieu sait quoi)... de qui peut aussi le faire pour des raisons qui dépassent l'entendement.
Mais, c'est bien, je ne vais pas me plaindre. Cette petite touche d'agressivité apportée à mon jeu se révèle assez lucrative. Je ne m'attendais pas non plus à ce que ça n'entraîne pas son lot de situations délicates.
(edit : 24h plus tard)
Pas une mauvaise journée mardi. Pas une glorieuse non plus mais ainsi vont les tournois. Deux deep runs. Et rien au bout. Dans les deux cas, une éternité à fighter aux alentours de 20bb pour sauter sur la première bonne main qui se présente enfin.
Irritant. Mais, si le badbeat est frustrant comme toujours, quelques heures de recul permettent de mieux apprécier la situation. Et les progrès. Dans les deux cas, ce sont des tournois où je n'ai pas eu de jeu pendant plus de deux heures. Mais où j'étais toujours là pour défendre mes chances. Et pour les défendre avec 15-25bb.
Ma "zone de combat" s'est clairement déplacée d'un cran. Et dire que c'est un mieux ne serait pas seulement un euphémisme, ce serait injurieux.
Il reste encore beaucoup à faire. Ajuster ces petits soucis d'image/range. Eviter certains spots un peu spewy où j'ai souvent tendance à me mettre dans la merde tout seul, comme un grand (donkey). Et, au contraire, être plus actif sur d'autres où j'ai souvent tendance à check down ma poubelle histoire de ne pas risquer de me mettre dans la merde (non, ce n'est pas contradictoire).
On va bosser là-dessus cette semaine. J'essaie pour l'instant de me limiter aux $22-$33 et $5-$8 Rebuys. Petite pause sur les $55 à huge fields en attendant d'être bien au point. Shots sur les $109 de l'après-midi quand je ne suis pas deep ailleurs... ou fatigué ou whatever (un autre plan se dessine pour faire un petit essai sur Ongame, pas sûr encore d'accepter, on va observer un peu d'abord la qualité des eaux).
Mais, pour l'heure, quelques tournois en route (où je joue d'ailleurs super tight, m'était pas arrivé depuis longtemps, impossible de trouver le moindre spot) et une chronique déjà en retard.
Prochain post pour une grosse perf. Pas de panique si je ne donne donc pas de nouvelles, lol
Et ce sera tout ce kipik en attendant mieux pour aujourd'hui
PS : désolé, Tommy Hunt, but...
On enchaîne, on enchaîne...
Journée étrange. Jamais réussi à gagner avec la meilleure main. Mais gentiment suckouté plus que "de raison". La tendance fut AA perd vs QQ mais AK gagne vs AA. Allez comprendre...
Le $5R n'a pas dérogé à la règle. Difficile, donc, de se plaindre du résultat quand on a bien chatté. Surtout que, quelque part, j'ai l'impression de n'avoir pas très bien joué ce tournoi. Moins bien, en tout cas, que d'autres à côté (où j'ai hélas perdu des 2-outers).
Mais, bon, on ne le dira jamais assez : pour réussir en tournoi, faut runner good. Et, sur celui-là, ça s'est assez bien passé pour compenser une tendance assez forte à spew du chips.
Lucky me!
A part ça, pas grand chose. Finalement pris ce jour de repos qui me faisait défaut. Et le reste du temps fut consacré à travailler mon agressivité sur les tournois de jour. En tout cas quand la table décide que ne pas jouer une main sur deux est une bonne idée. Surprenant de voir combien ça bascule d'un extrême à l'autre en horaires "diurnes". Un phénomène qu'on retrouve nettement moins de nuit. En tout cas, pas de façon aussi marquée.
Du coup, ça donne aussi chez moi des plans de jeu très tranchés. Avec quelques petits dérapages amusants quand je me trompe de table ;)
Aucune idée du programme de la journée. Je voulais jouer mais les premiers tournois m'ont laissé une impression étrange : je ne comprend rien aux lignes de mes adversaires. Sundayyyyyyys... Ils cherchent de la fold equity là où ils devraient penser value. Et inversement. Du coup, je suis perdu. Et je n'ai aucune envie de disperser mon esprit avec des logiques qui n'existent que le dimanche.
Peut-être passage en Cash Game. Pas joué vraiment cette semaine. Ou juste un jour de repos. Avec retour possible en soirée selon comment les choses se déroulent. On verra bien, pas facile à anticiper avec ce "froid polaire".
Peut-être mettre en ligne une vidéo ? Il n'est que midi, pas comme si j'avais mieux à faire dans les quatre heures à venir...
Et ce sera tout ce kipik "de passage" pour aujourd'hui
Le jour, ils dorment...
Le contraste avec les tournois de nuit est saisissant. Pour ceux qui me suivent un peu quand je joue, j'ai joué trois $33 et un $5 Rebuy en mode 35/28. En incluant quelques passages à vide faute de stack pour avoir le droit de montrer les crocs. A comparer avec les style plutôt 14/12 (quand c'est pas carrément mega nit) des nocturnes...
Au final, une bonne session. Une TF malheureuse sur un $33, des badbeats sur $33 et $5R qui m'empêchent d'aller au bout (mais deep runs quand même). Et deux bulles.
Financièrement, sans intérêt. Quand on perd avec AA en TF, c'est ce qui arrive. Mais, la satisfaction, c'est d'avoir enfin pu jouer hyper aggro. Et de l'avoir fait sans aucun problème. Je n'arrive que très rarement à trouver des tables sur mes tournois habituels où c'est possible. Ou, peut-être, est-ce simplement que je n'ose plus prendre le risque de le faire.
Ou peut-être le Online Poker Show ? Je l'ai joué bien LAG sans quasiment rencontrer de résistance. Et je crois que j'ai réalisé pendant l'approche de la TF combien, justement, je ne croisais aucune résistance. Comme un déclic (OK, j'ai le visuel du jour).
Je sais que ça n'est pas évident si vous me suivez régulièrement... mais je suis un joueur hyper LAG. J'ai passé tellement de temps sur Party Poker, en limit face à des joueurs qui payaient tout et n'importe quoi, que le bouton raise me démange en permanence. En passant au NLHE, et plus encore aux tournois, il a fallu que j'apprenne à réfréner cette nature. Parce que c'est, en général, plus un défaut qu'autre chose. En tout cas sans un jeu postflop assez solide pour assumer. Ce qui était, de toute évidence, mon cas.
C'est d'ailleurs une des raisons de mon différent avec le cash game. Chaque fois que je m'y met, je suis plein de bonnes résolutions. Et j'attaque ça en bon grinder, genre 18/14. Mais au bout de quelques milliers de mains, je suis déjà en général sur du 21/18. Et il ne faut pas trop longtemps pour que je franchisse la barre des 40% de VPIP... Pas forcément un défaut en soi. Ca le devient quand, comme moi, on se laisse emporter par son hyperactivité. On devient très vite son pire ennemi. Quand ce n'est juste pas simplement une spewing machine...
J'ai beaucoup de mal à me contrôler. A ne pas juste "jouer le jeu" pour le plaisir de jouer.
Je m'exprime probablement mal. Mais ça m'est assez difficile à exprimer. Disons que, quelque part au fond de moi, il existe un petit kipik qui prend plus de plaisir à jouer qu'à gagner. Non pas que je n'adore pas gagner. Je n'aime rien plus que ça. Sauf si gagner doit mettre fin au jeu.
Bref, vrai pur bonheur pour moi que de pouvoir enchaîner hier sur un mode LAG (et, même, LAG-tard). J'avais les yeux qui brûlaient, j'étais au bord de l'épuisement. Mais j'étais bien, juste content de pouvoir jouer... en dominant complètement mes adversaires.
Ca n'est pas si courant en tournoi. C'est même rarissime sur les fields monstrueux du soir (à l'exception des rebuys, tout de même). Avec son bon tiers de joueurs juste injouables. Et une proportion non négligeable de joueurs capables de faire aussi bien (sinon mieux, évitons le melon).
Ou peut-être est-ce juste moi qui n'ose plus ? Mais, pour être honnête, tous mes essais LAG se sont soldés par des échecs sur les tournois du soir/nuit. Alors qu'une approche essentiellement TAG continue à porter ses fruits.
En même temps, je suis peut-être en train de vouloir refaire le monde. Qui, certes, n'est pas parfait. mais pas si moche non plus. De toute façon, j'ai mieux à faire. Mais quelques questions restent en suspens. Et il va être intéressant de voir ce que ça donne dans les jours à venir.
En attendant, j'ai une chronique à écrire. Incapable de le faire hier. Et réveillé avec les yeux en feu aujourd'hui, un vrai calvaire de simplement regarder l'écran. Ca va un peu mieux après quelques heures de détente, voyons voir ce que cette journée va donner...
Et ce sera tout ce kipik à chaque jour sa TF* pour aujourd'hui
* OK, je suis très optimiste. On fera ce qu'on peut. Et ce sera déjà pas mal... ;)
Ma première cidéo commentée par un autre ?
Sept paires de Rois. Les sept perdues contre QQ ou JJ. Onze caves qui s'envolent en trois heures. Et un joli différentiel de 8 buy-ins entre les gains et l'EV théorique.
Forcément, ça marque un peu. Mais je n'ai pas baissé les bras. Pas vraiment tilté non plus. Enfin, juste 1-2 caves sur des mauvais bluffs que je n'aurais probablement jamais essayé autrement. Mais les choses sont assez vite revenues dans l'ordre. Je ne vais pas pour autant faire le mec blasé que ce genre de chose ne touche plus. Ca me touche. Encore. Mais, il n'y a pas si longtemps de cela, je serais complètement parti en vrille après une telle série. Là, j'ai juste spew une petite demie-heure. Avant de revenir à un jeu plus posé. A une stratégie plus... sobre.
Enfin, ça, c'est l'impression. En regardant de près mes (longues, je suis du genre accrocheur quand ça ne se passe pas très bien, sans doute une des raisons qui me font aimer les tournois) sessions, on remarque facilement une importante modification du jeu : nettement plus passif, vu plus de showdowns, la courbe non-showdown repasse en négatif...
Pas dramatique en NL50. Personne n'y est assez bon pour vraiment faire payer cher ce genre de connerie. Et les joueurs "tournent" assez vite, il est même probable que personne n'ait vraiment remarqué dans quel état je pouvais être. Je m'en suis donc sorti avec juste un peu de mal. Pas mal de frayeur. Mais rien de bien grave.
Retour en demie-teinte le lendemain. Et finalement bonne session le surlendemain.
Si je veux finalement me "poser" en cash game, il faudra de toute façon encaisser ce genre de mésaventure. Et certainement de bien pires. Les joueurs de MTT se plaignent souvent (et à raison!) de la variance. Mais ils sont loin d'avoir l'exclusivité en la matière...
Hélas, si je suis "habitué" (l'est-on jamais vraiment?) à la variance des MTT, je suis encore un peu innocent en ce qui concerne celle propre au cash. Mais ça m'a fait du bien de m'y frotter. Peut-être, en fait, ce qu'il me manquait réellement pour m'y mettre sérieusement. Ma stratégie en CG a plus été jusque là : joue quand ça run good, laisse tomber quand ça coince. Forcément, on développe de mauvais réflexes avec ce genre de philosophie : tôt ou tard, ça coince. Et, donc, dès le départ, on a clairement décider de ne pas réellement jouer.
Après tout, quid d'un joueur de tournois qui abandonnerait au bout de 10 MTT sans le moindre cash ?
Je ne vais pas mentir non plus : ça n'a pas été ma meilleure semaine de poker. Je veux dire, sur le plan mental. Moral. J'étais même en-dessous de tout en milieu de semaine. Et je n'ai pas rattrappé encore les pertes de cette session noire. Mais ça a eu au moins deux effets positifs :
m'empêcher de sombrer dans la facilité. Parce que, vraiment, je me laissais franchement aller. Et j'aurais sans doute continué longtemps sur cette voie. Jusqu'à l'inévitable crash. "Etre facile" ne veut pas dire qu'on peut jouer facile. En regardant un peu mes hh, je jouais déjà mal. Avec des calls absurdes au possible. Même sans cette série de Rois, je me serais vite retrouvé en difficulté.
me forcer à faire du volume. Je voulais faire 6000 mains au moins ce mois-ci. J'en suis à 8000 au 11 (petit break depuis). Et, finalement, j'aimerais bien viser les 20.000, me semble faisable. J'ai trouvé un bon compromis entre mes tables de CG et mes MTT. Le nombre de tournois a du coup diminué mais c'était clairement le but : moins de tournois, des tournois mieux choisis avec plus de petits fields. Ras le bol des donkfest qui font ressembler le moindre tournoi à un rassemblement hippie. Mon cerveau sature...
Ou comment trouver du positif dans une semaine parmi mes pires...
Quand je disais que l'optimisme était de rigueur ;)
(Suite du post, 24h plus tard.)
Hier, lundi, je m'étais prévu un day off. Parce que besoin : je me sentais au bord de la rupture, avec un cerveau en feu en fin de chaque session. Si le Cash Game n'avait pas été tendre avec moi, les tournois n'étaient pas plus glorieux. En même temps, je sentais aussi que mon jeu subissait beaucoup le contre-coup du cash game. Trop envie de jouer à fond mes grosses mains. Pas assez envie de jouer vraiment. Au bord du tilt...
Mais impossible, finalement, de faire vraiment un break. "Quelque chose" m'a poussé à allumer le fixe (qui ne sert que pour le poker, le portable étant dévoué aux "loisirs"). Et à jouer tout de même quelques donkaments de début de soirée. En mode relax, avec la participation hebdomadaire à la PokerNews Radio. Quelque part, c'est aussi un petit moment de détente pour moi. Ma présence sur la PokerNews League sera toutefois de courte durée : KK en première main au BB, AA en face, je 3bet et dégage sur un flop hauteur Dame.
Mon plan du moment est alors de faire la radio tandis que se terminent les deux bouses qui tournent à gauche. Et d'aller me saoûler dès que le "calvaire du jour" aura enfin pris fin. Yep, un bon état d'esprit règne alors. Le pur mental du winner, lol
Au final, il ne restera plus très vite que le NRJ12 Online Poker Show, l'OVNI PokerStars qui, avec son overlay unique sur la room, paie comme un $22 tout en étant le $11 à plus petit field local. Environ 500 joueurs pour un improbable replay commenté sur une chaîne de seconde zone (no offense). Je vais faire un très joli tournoi, jusqu'à me retrouver chipleader en demie-finale. Pour finalement aller m'empaler avec une paire de 10 contre le second stack qui a AA. 100% évitable. 100% erreur stratégique. Mais le vilain a été très actif en début de parole, moi aussi. Et je n'en suis pas à mon premier 3bet...
J'arrive du coup à me persuader que, entre le 2:1 offert, le spectre de la TF précedente où je termine 7ème, sans avoir jamais pu vraiment jouer, et les chances qu'il tente un move contre moi, mes TT sont bons. Ou, en tout cas, un bon gamble pour aller chercher la gagne.
My bad, je me retrouve short juste avant la TF. Ducon.
En même temps, je ne devais pas être totalement dans l'erreur puisque les Dieux du poker ne m'en ont absolument pas tenu rigueur. Au contraire, la suite sera 100% à mon avantage. Un push UTG avec KXs trouve sa couleur. Je chatte derrière AQs vs AK (encore les coeurs qui me sauvent). Et me heurte une nouvelle fois au chipleader. Mais cette fois, je suis dans le vrai, il est en move et mon AK tient bon. A partir de là, avec 40% des jetons, aller chercher la win fut (presque) une formalité. Je ne sais pas si j'ai perdu deux mains de toute la TF (enfin, sauf en me couchant préflop sur une surelance, ce qui est tout de même arrivé assez souvent)...
Au final, un petit $1.9k qui fait du bien. Et, surtout, j'ai effacé cette précédente TF où j'avais joué deux mains... dont une comme un manche (un effroyable raise-fold avec une vingtaine de blindes, nh gg etc). C'est peut-être un donkament, peut-être juste une diffusion nocturne sur une chaîne anecdotique (diffusion en novembre, apparemment?)... mais ça me tenait à coeur (deux fois... et encore, j'ai eu une furieuse envie de payer un reshove avec Kh6h alors que je le mettais clairement sur un monstre... juste pour voir si je pouvais trouver une troisième couleur à coeur de suite. Sans rire, ça a été à deux doigts...).
Certes, tout ça n'est pas grand chose. Et tant pis pour les lecteurs qui attendent "la perf" (vous n'êtes pas les seuls, hein). Mais le yoyo du moral tourne à plein régime ce mois-ci : à l'agonie il y a 5 jours, je pête maintenant le feu. Et, du coup, j'ai finalement pris cette journée de repos. Histoire de stabiliser un peu les émotions. L'air de rien, il m'a fallu 8 heures pour trouver le sommeil après cette victoire. Pas vraiment le signe du détachement auquel on aspire :(
Ca fait en tout cas 5 TF depuis que j'ai décidé de me concentrer un peu plus sur les fields plus petits. (après ma semaine de break mi-septembre). Et deux victoires. De quoi, surtout, calmer un peu le cerveau en début d'ébullition. Moins de variance, et le poker est tout de suite plus agréable. Bienfait annexe : ça m'a surtout fait du bien de constater que mon jeu en late game est toujours là. L'air de rien, difficile de juger quand on enchaîne des tournois-stades de foot.
Evidemment, c'est aussi un peu du gâchi de chatte. Parce que, franchement, vu comment j'ai runné hier, il y avait moyen d'exploser un field de 25000 joueurs...
Au programme cette semaine : on va continuer la même stratégie. Cash Game et tournois à "faibles" fields (en unité de mesure PS, un paquet de rooms donneraient un bras pour avoir d'aussi "petits" fields sur beaucoup de leurs tournois principaux). Et, en même temps, ça tombe bien puisque PS a commencé à introduire des tournois limités à 360 ou 500 joueurs. Presque des SNG...
Ce seront d'ailleurs mes chevaux de bataille de la semaine : $55 cappé à 360 joueurs (probablement le seul $55 que je jouerai, d'ailleurs. Note pour mon stacker : yep, on est surement over mais pas de nouvelles = papa n'abandonne pas, dès que je le ship, on en discute!) et $22 6-max à 500 joueurs (déjà tenté deux fois, niveau très faible mais j'ai vraiment été mauvais). Et, si le moral est au beau fixe, on se remettra également à quelques $109 (stacké pour 15 mais on va y aller doucement).
Certainement pas mon post le plus construit ever. Mais qu'importe! Ca correspond assez bien à mon état "mental". Et c'est le plus important. Je suis passé quasiment par tous les états d'esprit intermédiaires entre dépression et magalomanie. Entre pire des merdes et roi du monde. Idéalement, le plan serait donc de "stabiliser" cette semaine. De dé-émotionner un peu le kipik. Je m'en sors bien après le gros chattage de lundi. Mais ça aurait tout aussi bien pu tourner au drame. Je ne pourrai pas chatter comme ça toutes les semaines...
Et ce sera tout ce kipik once a week pour aujourd'hui
