Sukhumvit encore et encore

En général, pour un kipik, voyage rime avec emmerdements en tous genres. Et, pour les gens qui m'accompagnent, l'espérance du paradis tourne vite à la recherche de la sortie des enfers.

Pour autant, cette fois, rien de tout cela. Nul souci. A peine quelques petites frayeurs inhérentes à un voyage absolument pas organisé. Mais, vraiment, rien qui vaille la peine d'être raconté. Ou pourrait même vous intéresser.

On est parti en retard, merci la SNCF. Mais, à part ça, tout s'enchaîne depuis comme dans un rêve. En fait, notre désorganisation nous permet même de vous écrire depuis une chambre super luxe payée au prix d'une YMCA. Une réservation faite sur Internet 10mn avant de quitter l'hôtel précédent, lui, vraiment minable. Pour les intéressés, latestays.com a vraiment des affaires de rêve sur Bangkok.

Au quotidien, soyons honnête, le plan de départ était de faire du tourisme (pseudo) culturel à Bangkok. Je sais, ça semble idiot. Mais c'était le plan. Et puis nous avons découvert Sukhumvit de nuit. Et il nous est devenu plus que difficile de nous lever à des heures compatibles avec la visite d'un quelconque monument historique. Sans compter que, là, impossible aujourd'hui avec les manifestations "politiques" à BKK, quasiment tout ce qui est historique est fermé. Dommage, on était opérationnel de bonne heure pour une fois... Evidemment...

De plus, essayer donc de voyager avec une coréenne et vous verrez vite combien faire du shopping est génétique. Je me moque, je dois autant acheter qu'elle. Pour info, la roomate, Hélène de son prénom (au milieu) :


Donc, reprenons par le début pour les indiscrets qui se demandaient avec qui ? combien ? Je voyage avec une vieille copine. Française mais d'origine coréenne. Ce qui nous vaut de belles situations cocasses sur Sukhumvit tant que les gens ne réalisent pas que :

1/ elle ne parle pas un mot de thaï
2/ ce n'est donc pas une "fille"
3/ on n'est absolument pas ensemble

Evidemment, ça limite mes options de transformer ce séjour en tourisme sexuel. Mais ce n'était pas le but. Même si cela me fait le regretter... environ 200-250 fois par soirée ;)

Pour autant, nous arrivons tout de même à faire nos bons touristes. Dans la mesure de ce que permet le fait de se coucher quotidiennement à 4-5h du mat. Si vous ne connaissez pas Bangkok mais avez séjourné à Barcelone, vous avez une bonne idée de ce qu'est cette rue. Les filles en plus. Même si beaucoup n'en sont pas passé 2-3h... alors que les bars "improvisés" poussent comme des champignons.

C'est vraiment la magie de cette rue. Alors que les bars et restos "officiels" ferment à 2h, les stands de vendeurs de vêtement et copies en tout genre débarassent le trottoir pour laisser la place à encore plus de bars improvisés qui s'installent en alternance avec les perpétuels vendeurs de bouffe. Au final, la rue est encore plus vivante passé 2h qu'à 18h quand le monde entier semble débarquer là pour acheter faux tee-shirt, viagra, DVD, chaussures ou lunettes. Une population différente mais bien plus intéressante la remplace qui vient là pour boire/manger/conclure en profitant de la fraîcheur relative de la nuit.

Le pire, c'est qu'on mange vraiment très bien (je me suis fait hier ma best fondue ever), dans une ambiance bon enfant de fête foraine qui se renouvelle de nuit en nuit, la rue changeant totalement d'aspect au gré des installations de "camelots".


Assez difficile, finalement, à décrire. Mais cette rue me semble unique au monde. Et, franchement, je suis sous son charme.


Ceci dit, nous avons tout de même réussi à faire du tourisme de base : grand marché du dimanche (perdu un pied); temples (encore un pied plus 5l de sueur en ayant l'idée de génie de m'asseoir en plein soleil pour contempler la beauté du Wo Phat); tour panoramique (Baiyoke Tower qui m'aura surtout coûté l'achat d'une panoplie de lunettes copies à 2€50, la vue étant certes superbe mais le resto plus que médiocre, le moindre vendeur de brochettes sur la rue éveille mieux ma salivation). Et, normalement, grosse excursion (qui va me coûter un bras) demain sur les Khongs, cette "ville" flottante qu'était autrefois Bangkok.

Mais, quitte à faire du tourisme urbain, autant le pousser à bout : Sukhumvit déchire. Il faut vraiment que les taxis coûtent une cigarette pour me convaincre de quitter cette rue...


Ceci dit, ça ne va pas durer. Après 10 jours d'urbanisme forcené, nous mettrons mercredi le cap sur Pukhet. Direction Nai Harn, une des rares plages encore très peu envahies par le tourisme. Puis, la semaine suivante, Ko Phi Phi. Avant d'aller vouer une petite prière au culte de la Full Moon Party et de partir pour la Corée.


Niveau poker, zéro pointé sur Bangkok. Franchement pas possible de caser ne serait-ce qu'une heure par jour. Ca peut paraître absurde mais le programme est de profiter du calme de Nai Harn et Phi Phi pour trouver le temps de jouer. J'ai réussi à réserver de belles locations avec Internet, ça devrait être possible. Si je ne joue pas bien au paradis, où le pourrais-je ?


Quelques photos :

juste parce que j'aime bien la composition. Bangkok n'est pourtant pas une ville "verte", malgré quelques beaux parcs...

La photo rend mal hommage à la beauté de ce temple (honte sur la photographe). Et aucune plus proche n'aide. Mais vraiment un endroit à part...

Le Wo Phat, célèbre pour son boudha couché. Mais, franchement, c'est nettement plus la sérénité du lieu qui m'a ému. Au point d'être assez couillon pour rester assis à même le sol pendant 30mn sous un soleil d'enfer.

Toujours le Wo Phat, pour l'anecdote. Elle est vive, parfois, la coréenne...

Je ne me lasse pas de ce temple, une oasis de sérénité au coeur d'un monstre urbain grouillant et vrombissant...

Surtout que, là, comme vous pouvez le voir, on a vraiment eu la chance de passer complètement à côté de l'afflux de touristes... sauf l'inévitable groupe d'indiens mais pour qui la visite se limite à une prière aux bouddhas locaux -dont le couché- et une photo posant devant. Le kipik, lui, préfère poser son cul au sol et respirer (ce qui, à BKK, n'est pas toujours simple...)

Prévoir 90mn pour une visite parce que, l'air de rien, c'est immense. Ou l'après-midi si, comme moi, s'asseoir est encore ce que vous savez faire de mieux. A ce sujet, mes pieds morflent un max. Passer d'une activité pieds nus et assis dans son fauteuil toute la journée à marcher des heures en tongues sous une chaleur implacable, l'air de rien, ça tourne au calvaire au bout d'un moment. Au moins, ça me donne un excellent prétexte (si j'en avais besoin besoin !) pour terminer la journée sur un Foot Massage bienvenu ;)

Au final, la récompense. Ou, pour les Indiens, le début de leur visite. Pas leur truc de glandouiller à l'ombre des stupas ;)

Allez, encore un peu de temples pour terminer cette série, en vrac :

Et, enfin, votre serviteur fait son Indien avant de vous livrer l'intimité de la plante des pieds de Buddha. En tout cas, couché.

J'évite les photos des temples modernes, liés à la consommation, qui poussent à Bangkok comme des champignons dans un tunnel sombre. Nettement moins excitants, au final. Excepté peut-être pour une Coréenne. Encore que, finalement, celle-ci préfère comme moi les marchands de rue et marchés bondés, où l'on fait difficilement un pas sans que quelqu'un vous rentre dedans avec sa brochette de dieu sait quoi, et où l'on trouve de tout, des banals fringues jusqu'au bric-à-brac le plus improbable.

Et puis, parfois, un petit coin de paix et de verdure surgit comme par magie de la folie de cette ville. Un parc où s'oublie toute la chaleur étouffante de la rue grouillante et grondante. Ou un bar ou restaurant dans un cadre idyllique (comme celle-ci) qu'on trouve pourtant à demi-désert quand les endroits sans intérêt (ok, ok, sauf les filles) regorgent de populace avide. D'ailleurs un gros coup de coeur pour un Bar-Restaurant, le Zanzibar, avec son ambiance fraîche de Jungle reconstituée sans l'incontournable climatisation ou même un simple ventilo. (pour Bertrand : c'est un peu l'Usine LU locale, version à l'ombre -et c'est tant mieux). Allongé, là, à la fraîche alors qu'il fait 35° en soirée... difficile de faire se lever un kipik...

Pour terminer, Bangkok by night. Vu du ciel, une ville qui semble interminable; impossible d'en voir le bout où que l'on regarde. Et qui pousse, pousse et pousse encore. A l'horizontal comme à la verticale. Un appétit féroce...

Difficile de réaliser en voyant Bangkok de si haut combien le sol grouille de vie. D'offres. Et de plaisirs.

Et, franchement, on est bien mieux à 80cm du sol. Surtout vers 2-3h du mat, quand la chaleur est retombée, à un bar de trottoir, à boire tranquillement sa petite bière ;)


La suite des aventures ? Demain, journée croisière sur les khongs, cette "ville" flottante qui était autrefois Bangkok et dont une partie est restée plus ou moins proservée, probablement plus pour les touristes que pour autre chose.

Puis ce sera départ pour Pukhet, à la découverte de la moins touristique de ses plages (Nai Harn, tout au Sud de l'île); Phi Phi parce que, eh!, avant une Full Moon Party et 3 semaines en Corée.

Et, pour fêter ce post, première session de poker en Thaïlande. On va voir ce qu'un cerveau bien détendu dans un corps longuement massé peut donner...

Et ce sera tout ce kipik climatisé pour... cette semaine

  1. gravatar

    # by Elias Farks - 4:53 PM

    Pour le temple c'est Wat Pho (pas wo phat lol) wat = temple en thaï

    Sinon soï 12 je te conseille le condom and garbage un restaurant de folie. Pour Phuket tu as un petit restau face au carrefour qui paie pas de mine mais super bon!

  2. gravatar

    # by Anonyme - 2:24 AM

    yeaaaaaaaahhhhhhhhh man!!

    It rocks!

    DrGonzo

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