Vivre du poker en jouant aux petites limites, c'est déjà pas malin. Mais être en plus assez inconscient pour le faire en tournois... c'est tout ce kipik!
Petit coup de gueule avant de partir pour Paris, en profitant d'avoir raté mon train du matin... standard.
J'aime beaucoup Pokerstars. C'est, et de très très très loin, ma room préférée. Assez pour supporter ses fields gigantesques et la variance qui les accompagne. Mais, là, trop, c'est trop. La récente introduction des late registrations pendant une heure vient encore de faire franchir une étape : 7000-8000 joueurs sur des $11, 1000 de plus sur les $3 Rebuy, 2000 en moyenne sur le $55 '$80k GTD' (qui deviendra donc très vite un $100K GTD quotidien).
En un an, les fields ont quasiment doublé. Et presque triplé en 18 mois.
Et je doute que personne ait une idée exacte de la variance à ce niveau de field permanent. J'estimais qu'il fallait minimum 250 buy-in pour l'encaisser. Je me demande s'il ne faut pas carrément envisager 400 buy-ins maintenant...
Comme je twittais hier, faire un ITM en ce moment sur PS revient à avoir encore à battre un field plus gros que le field de départ sur n'importe quelle room (à l'exception de Full Tilt mais, même là, PS a explosé l'écart et on n'en est pas loin). Ou à avoir déjà outlasté plus de joueurs qu'au départ du Main Event des WSOP (et vous pouvez même ajouter les couillons qui n'ont pas pu jouer).
1080 payés hier sur le $30K GTD, en pleine semaine, combien de room rêvent d'aligner autant de joueurs... au départ ?
Je n'ai pas non plus des heures devant moi. Et je doute qu'il soit vraiment besoin de s'étendre. C'est qu'un coup de gueule, pas une thèse sur la variance en fields de 8-10.000 joueurs. Mais le long terme en prend plein la gueule, certainement. Et jouer 12 MTT par jour est sans doute même un peu juste pour l'absorber :(
Si vous ne savez que faire pendant 5 mn : support@pokerstars.com
Pour l'heure, c'est saute dans ton train (ne pas le louper! ne pas le louper!!!). Et le Deepstack à l'ACF (300 joueurs...presque un SNG). Evidemment, c'est cette nuit que mon corps/cerveau a décidé de ne pas trouver le sommeil. Standard aussi. Vitamines et Nurofène au programme, donc. Une base alimentaire saine et solide...
Et ce sera tout ce kipik live but late pour aujourd'hui
Programme d'hier quasi identique à celui d'avant-hier : une petite brassée de tournois de début de soirée (à l'heure d'ici) sans rien de notable, un peu de NL50 et dodo. Mon corps/cerveau s'attache à un rythme diurne, je préfère lui obéir pour l'instant.
Petite déception tout de même dans le Daily 30k où je me suis retrouvé chipleader un peu avant la bulle (800 joueurs encore en course, tout de même !!!) sur une jolie main où je décide de changer du classique plan check-raise...pour finalement blow up dans l'anonymat complet des 200ish. Crippled sur une main délicate où le CO (lui aussi avec un stack décent et pas aggro) minraise, je décide de flat avec mon AKs au Bouton. Ca déclenche un 3bet (espéré) chez la SB très aggro sur laquelle je shove. QQ en face, pas d'amélioration.
Du côté cash game, l'essai s'est passé hier sur Cereus (Ultimate/Absolute). Une room où je joue toujours un peu (les tournois 15/30/40 deepstack à structure excellente). Mais où je n'avais pas joué depuis longtemps en cash. Et j'en ressors avec un avis mitigé. C'est moins fishy qu'Ongame (mais plus que PS/FT). La plupart des joueurs affichent même des stats décentes. J'espérais que le fait de pouvoir caver d'entrée à200bb permettrait de mieux profiter des erreurs adverses. Hélas les donkeys ne cavent pas à 200bb et continuent même, plutôt, à jouer avec des stacks de 20-50bb. Le seul avantage est donc de repérer en un clin d'oeil les joueurs corrects (cavés à 200bb) et les autres...
Ceci dit, il y a tout de même du client (eh! NL50). Mais il est assez difficile de profiter pleinement de sa profondeur. Pire : ça limite même les erreurs des plus mauvais joueurs qui peuvent presque jouer "shortstack" avec des stacks qui ne le sont pas. Second souci : certes, on dispose de rakeback sur Ultimate. Mais le prélèvement "jackpot" fait grimper le rake qui, du coup, me semble presque une fois et demie plus lourd que sur Ongame (en NL50). Et les tables sans jackpot sont rares (et probablement plus relevées, logique)...
En clair : pas convaincu du tout. Je n'ai par contre pas testé les tables de cash avec ante. Pas eu envie de réfléchir aux adaptations que ça impose...
Petite question intéressante de Blaherv:
Etant également joueur de NL200, le problème que je peux voir en retournant en NL50 est d'etre trop détaché de l'argent et du coup, je me verrais bien souvent tenter des bluffs de fou ou alors plus payer. Est-ce que t'arrives à résister à ces tentations ?
amusant, car je me suis vautré hier sur Ultimate. Cavé à 200bb, je double sur un donkey en deux fois et joue ensuite une grosse main en bluff catching avec Ace high après un flop 9TT bicolore qui brique deux fois. Je ne remet pas mon play en cause, son passif me le permettait largement. Par contre, je commet une belle erreur derrière en ne réalisant pas que son bet est beaucoup trop gros pour de la NL50. Le fait est que, avec $200 et quelques devant moi, mon cerveau a déconnecté et s'est vu rejouer en NL200. Ce qui aurait pu être un missdraw tourné en bluff en 200 était de toute évidence un monstre en 50.
Après, oui, j'avoue avoir plus tendance à 2/3 barrel plus en NL50. Mais, finalement, c'est probablement pas un mal pour un joueur essentiellement de tournoi; et, donc, pas trop habitué à le faire. Ce qui manque beaucoup à mon arsenal. Faut juste que je me retienne quand le turn m'ouvre un draw vu qu'en NL50, ça semble check-raise tout de même beaucoup plus les turns que les flops...
J'ai toujours eu une approche assez conservatrice. Je vois plus ce petit retour en NL50 comme une opportunité de jouer plus agressivement. On verra bien ce que ça donne au final. Mais toute expérience est bonne à prendre (en tout cas, celle-là l'est certainement pour moi)!
Pas un mois de juillet bien bandant pour l'instant. Mais, en même temps, pas très actif non plus. On changera ça après le week-end, être vivant quand le soleil brille est plutôt une bonne chose avec le Deepstack Club Poker à l'ACF. Pas de raison, encore, de lutter contre la nature. Et j'ai finalement fait l'impasse sur tout sauf le Deepstack. Tant pis pour les Summer Series mais les échos que j'en ai eus étaient unanymes : structures décevantes. Circulez. J'arriverai donc tout juste à temps pour jouer. Aucune idée, par contre, de combien de jours je resterai. On verra au feeling.
Du côté Pokernews, la troisième chronique est sortie. J'aurais aimé faire technique mais j'avais l'impression que la seconde avait un goût d'inachevé. Comme si ce que je voulais dire le plus, vraiment, n'y était pas. Et, oui, je m'adresse pour l'instant aux joueurs les plus débutants. Ca deviendra bien assez vite technique bien assez tôt. Mais j'aimerais beaucoup que la "technique" s'appuie aussi sur des vidéos. Et ça n'est pour l'instant pas encore le cas donc on se réserve. Les choses avancent doucement mais, avec l'actualité centrée à 100% sur les WSOP, c'est probablement pas plus mal. Pour l'heure, j'ai gagné cette semaine le droit à "mon box". Petit à petit...
Off, Ice Age 3, c'est vraiment vraiment bien. N'hésitez pas!
Et ce sera tout ce kipik avec encore des reflets de soleil sur son écran pour aujourd'hui
Finalement plus joué que prévu hier. Avec une session de Cash sur Ongame.
Me suis juste assis en NL50 pour me faire une idée des tendances locales. Et j'ai été extrêmement surpris. Sans doute trop longtemps que je joue sur PS/FT. Et j'avais clairement perdu de vue le fossé qui sépare ces deux mastodontes du reste des rooms. Même si je ne dis pas ici que la 50 des deux leaders joue bien, ça reste tout de même seulement de la 50, la différence est criante. Et je ne suis pas non plus un regular de mid-high stakes, je peux tout au plus me considérer comme un joueur de 200. Pire, je n'ai en plus même pas particulièrement bien joué hier, j'étais surtout là pour tester la qualité de l'eau ;)
Je sais bien qu'il peut sembler irrationnel de vouloir repartir de la 50. Ma bankroll est suffisante pour jouer en 200. Et jouer en dessous est une erreur en terme de gestion de bankroll. D'autant que, après tout, j'ai juste encaissé un down d'une dizaine de caves en début d'année, rien qu'un regular ne doive s'inquiéter.
Le hic, c'est que ce down m'a touché mentalement. Il m'a fait mal. Très mal. J'ai fait un énorme travail ces dernières années sur le détachement à l'argent. Et je pensais avoir maîtrisé la chose. Mais ces quelques journées en début d'année m'ont prouvé le contraire : je n'étais pas au point. Dès lors, il y a danger à vouloir redémarrer là où j'en étais vu que je ne pense pas avoir fait beaucoup de progrès ces derniers temps en matière de "détachement" (et envisager de monter en 400, comme j'étais près à le faire, serait évidemment une erreur!).
Ces six derniers mois, j'ai préféré mettre le cash de côté. J'espérais certes que la pause serait plus brève. Mais je ne me suis jamais senti "prêt". En même temps, je me suis aussi rendu compte que j'avais pas mal de progrès à faire en MTT. Et que c'était probablement le bon moment de s'y mettre. Inversement, ces derniers temps, j'ai eu l'impression de saturer un peu. De ne plus vraiment progresser en MTT. Et, la variance étant ce qu'elle est, j'ai surtout la crainte de perdre cet acquis récent, et encore très frais, si la réussite ne suit pas.
Je crois donc le moment venu de consolider l'acquis en MTT. Et le meilleur moyen, comme toujours, est de me désintéresser autant que possible des résultats de mes actes. Ce qui ne serait pas possible si je m'interrogeais à chaque fois sur la valeur financière de mes décisions.
Bref, je crois que, au moins au poker, on progresse essentiellement par paliers. Et je pense me trouver en ce moment devant un de ces paliers.
Après, l'idée n'est pas non plus de refaire tout le chemin en CG avec toutes les exigences de BR management : le redémarrage en NL50 est plus une façon de me remettre dans le bain en douceur. Sans aucune pression. Et, peut-être aussi, de me lancer un petit défi pour me motiver : je détache $1000 de ma bankroll, dont la perte ne serait pas dramatique et l'absence ne nuit pas à mes tournois, et on voit ce qu'on peut faire avec en cash. On peut aussi ajouter un petit bonus : je ne vais pas pouvoir parler que de stratégie de tournoi pour Pokernews et il serait intelligent d'avoir une idée assez précise de ce que rencontrent au quotidien les joueurs de low stakes. Parce que, franchement, j'ai un peu oublié ce que c'était...
Ceci dit, je n'ai pas encore décidé où se déroulera cette petite aventure. Le niveau d'Ongame me semble parfait (mais leur nouveau soft visiblement pas trop stable). Mais je vais continuer mon petit tour d'horizon histoire de mettre à jour mon "image" du paysage. Qui commence sérieusement à dater, lol
Peut-être pas très productif. Mais c'est toujours mieux que de rester à glander...
Au programme du jour : rédiger ma chronique pour pokernews puisqu'on est visiblement mardi. Puis un peu de NL50, probablement sur Ultimate. Et on verra s'il reste encore du jus pour une session de MTT. Mais ça commence à bien me gaver de me réveiller au petit matin :(
Et ce sera tout ce kipik lève-tôt pour aujourd'hui (encore)
Une des difficultés majeures pour un européen qui souhaite vivre des tournois online est la problématique des horaires. Tous les gros tournois débutent à l'heure où le vieux continent songe à rejoindre Morphée. Et une grosse session, ou une bonne, se termine alors que les fax débitent à plein régime pour nos amis travailleurs.
N'étant pas vraiment un adepte du soleil, cette problématique en est rarement une pour moi. Ca serait même plutôt une bénédiction. Mais, là, depuis ma "crève" de la semaine dernière, je n'y arrive plus. Quelque chose en moi exige sa part de normalité. Et je suis incapable de la lui refuser.
L'heure sera donc au Cash Game pour les jours à venir. Au moins jusqu'à ce que je sois assez solide pour reprendre mon rythme nocturne. Je suis bien reposé, très calme, pas de problème pour jouer. Je n'arrive juste pas à m'imposer le rythme nocturne qu'exigent les tournois; pas la peine d'insister ou de s'en énerver. Ces 36h cloué par la fièvre m'ont bien vidé, il faut se reconstruire tranquillement.
Et puis, ça ne tombe pas si mal avec le petit passage par Paris pour la fin des Summer Series. Franchement, de quoi se plaint-on ?
A côté de ça, je vais en profiter pour travailler la partie des tournois qui me pose le plus de problèmes : cette zone grise entre la fin du début et le début du milieu où le stack est en général encore trop important pour partir en moves; mais où j'ai trop tendance à me laisser blinder... pour trop souvent me faire surprendre par une montée des blinds qui me laisse sans trop d'options. Je sais avoir une lacune dans cette période de jeu. Même si je n'ai pas encore trouvé comment la combattre alors que les tables sont encore en général très loose.
Et puisque je parle peu poker en ce moment (désolé mais ça reflète mon activité), un petit aparté pour un film, gros coup de coeur du week-end : Un anglais à New York (how to lose friends and alienate people). Excellente comédie et sortie direct dvd plutôt inexplicable. Je ne m'étendrai pas plus, il y a des sites/blogs spécialisés cinéma qui le "vendront" bien mieux que moi. Juste une reco perso (par contre, évitez comme la peste "Dangerous Flowers"/Chai Lai, même si vous êtes fan de cinéma asiatique ou de Bongkoj Khongmalai - yep, j'aurais préféré mettre sa photo, tant pis pour les stats visite)
Et ce sera tout ce kipik en CG mais où ? pour aujourd'hui